Projet d’Appui à l’Autonomisation et l’Inclusion Financière des Femmes et des Jeunes dans les Filières Porteuses Cajou, Tomate et Tubercules (PAIFJ)

CADRE DE GESTION ENVIRONNEMENTALE ET SOCIALE

RÉSUMÉ EXÉCUTIF

Sur requête du Gouvernement de la Guinée-Bissau, la Banque Africaine de Développement envisage d’appuyer la Guinée-Bissau dans sa volonté déterminée de renforcer l’autonomisation et l’inclusion financière des femmes et des jeunes et d’accroitre les revenus de l’agriculture à travers le PAIFJ qui va faciliter la levée des contraintes auxquelles les femmes entrepreneuses sont confrontées, développer l’entrepreneuriat féminin et augmenter le taux de transformation des produits locaux dans les régions de Bissau, Oio, Cacheu et Biombo.

L’objectif global du projet est donc de contribuer à l’autonomisation économique, la résilience climatique et l’inclusion financière des femmes et des jeunes en favorisant l’émergence et la professionnalisation de coopératives et MPEs dans la transformation et la commercialisation du cajou, de la tomate et des tubercules, etc.

Le projet comprend 3 composantes complémentaires qui sont : 1) le développement des dynamiques de création de richesse pour les jeunes et les femmes dans l’agrobusiness ; 2) l’amélioration de l’accès des jeunes et des femmes aux marchés à haute valeur ajoutée; 3) la gestion du projet.

Le présent document constitue un Cadre de Gestion Environnemental et Social (CGES) élaboré aux fins d’une bonne intégration des aspects environnementaux dans la mise en œuvre des composantes et sous-composantes du Projet d´Appui à l´Autonomisation et Inclusion Financière des Jeunes et Femmes dans les Filières du Cajou et des Fruits et Légumes (PAIJF). Il a pour but de proposer les mesures d’atténuation et de faire des recommandations pour réduire ou annuler les impacts négatifs environnementaux et sociaux liés à la mise en œuvre des activités. A cet effet, l’étude est partie de l’analyse de l’état initial de l’environnement combiné avec les impacts liés à la mise en œuvre des activités du projet pour aboutir aux dispositions à observer pour un développement harmonieux du projet avec son milieu.

L’analyse des impacts potentiels des activités des sous-composantes ne peut se faire en occultant les trois régions phares couvertes par le projet. Le projet générera des impacts positifs notoires surtout au plan social avec la création des emplois directs et indirects des femmes et des jeunes. Chaque sous-composante qui se développera constitue une opportunité non négligeable en termes de recrutement de personnel et même d’auto-emploi.

Il importe de signaler également que la mise en œuvre des activités des sous-composantes ne va pas générer d´impacts négatifs majeurs sur l´environnement mais qui pourront être pris en compte efficacement par l’application de mesures environnementales et sociales adéquates, de surveillance et de suivi, de renforcement de capacité des acteurs et de sensibilisation des populations riveraines des sites des infrastructures et de développement des activités.

Les investissements envisagés dans le cadre du projet portent sur la mise en place : (i) de 02 unités de production certifiées d’une capacité de 500 tonnes chacune pour la transformation du cajou ; (ii) des équipements dans 100 coopératives et MPE de femmes et de jeunes afin qu’elles conduisent en toute sécurité des process de qualité pour la transformation et la valorisation de leurs produits ; (iii) de 08 magasins de stockage avec aires de séchage ; (iv) des centres de services logés dans les unités de production modernes pour un appui aux femmes dans la santé et l’éducation des tout-petits. Les sites de ces investissements sont maintenant connus suite à l´affectation par le Ministre de tutelle.

Au plan environnemental, la dégradation des écosystèmes dans les régions de Oio, Cacheu et Biombo, la destruction des ressources culturelles physiques, la santé et la sécurité des travailleurs et populations, les pollutions diverses, les déchets des activités des différentes phases du projet et l’augmentation des émissions de gaz à effet de serre pourraient constituer des risques. Les activités du projet pourraient potentiellement y entraîner des impacts sociaux ou environnementaux.

Conformément au système de sauvegarde intégré de la Banque Africaine de Développement, le projet a été classé en catégorie 2 et a déclenché les sauvegardes opérationnelles SO (Évaluation Environnementale & Sociale), SO2 (Réinstallation involontaire : Acquisition de terres, déplacement des populations et compensation), SO3 (Biodiversité, ressources renouvelables et services écosystémiques), SO4 (Prévention et réduction de la pollution, matières dangereuses et efficience dans l’utilisation des ressources), et SO5 (Conditions de travail, santé et sécurité).

Le CGES prend en compte les exigences des politiques de sauvegarde de la BAD tout en respectant les lois nationales en matière de gestion environnementale et sociale. Le CGES détermine aussi les dispositions et responsabilités institutionnelles à prendre durant la mise en œuvre du projet, y compris celles relatives au renforcement des capacités, mais aussi les activités de suivi. Toutefois, le présent document étant un CGES, des Etudes d’impact spécifiques pour certains sous-projets durant la mise en œuvre du projet pourraient être nécessaires.

Le projet permettra la formation professionnelle de 210 jeunes filles, 90 garçons et 15 formatrices expertes en transformation des produits locaux et spécialistes du cajou. Mille cinq cent (1500) emplois directs vont être créés et une ligne de financement à taux bonifié de 1MUC sera logée dans 4 SFDs de la zone d’intervention. Les unités de transformations à mettre en place vont également générer des emplois indirects de même que les conventions de partenariats à établir avec les structures d’encadrement.

Par ailleurs, l’offre de services en direction de la petite enfance, prévue dans les unités de production, va libérer le potentiel productif des femmes et améliorer de manière substantielle leur qualité de vie. Il contribuera en outre à réduire la charge de travail des femmes à travers des activités IEC/CCC sur le genre, la Planification Familiale et les Violences Basées sur le genre. Le projet est ainsi classé dans la catégorie 1 du système de marqueur genre de la Banque.

Par ailleurs, les consultations publiques des bénéficiaires ont montré que les populations ont toutes reconnu que la construction et réhabilitation des infrastructures va sans aucun doute contribuer à la sécurité alimentaire des ménages, ce qui en outre, pourrait avoir une incidence positive sur leurs conditions de vie.

La mise en œuvre du CGES, notamment le plan d’atténuation et celui de surveillance et de suivi environnemental, va nécessiter un renforcement des capacités des acteurs institutionnels en termes (i) de mise à niveau des connaissances dans le domaine de l’évaluation environnementale et sociale, (ii) d’amélioration des moyens de contrôle environnemental et des mesures.

Le plan de renforcement des capacités institutionnelles prend en charge les préoccupations des services techniques documentées à travers la consultation du public ainsi que l’analyse des besoins de renforcement des capacités des acteurs impliqués dans la GES du projet. Il s’appuie sur la gouvernance du projet et le cadre institutionnel en place.

Aussi, en conformité avec les dispositions législatives en vigueur en Guinée-Bissau, le Projet d´Appui à l´Autonomisation et l’Inclusion Financière des Femmes dans les Filières Cajou Fruits et Légumes (PAIF) est classé à la catégorie B, indiquant que les risques et/ou impacts environnementaux ou sociaux négatifs potentiels sont significatifs mais généralement spécifiques à un site, grandement réversibles. Ces impacts négatifs seraient générés surtout par les activités de la composante II.

Aussi, pour mieux prendre en charge les impacts potentiels, des mesures idoines visant à atténuer les impacts négatifs et à bonifier les impacts positifs sont proposées à l’intérieur du PCGES qui renferme également un programme de suivi/évaluation environnemental.

Le coût total de la mise en œuvre des mesures environnementales et sociale est globalement estimé à cent soixante-deux millions de francs FCFA (162 000 000 F CFA).


N° SAP: P-GW-I00-007

Financement de la Banque Africaine de Développement à travers le Projet de Développement de la Chaine de Valeur RIZ dans les Régions de Bafata et d´Oio (PDCV RIZ)

C.P. Nº 71 – Bissau – Tel.: + 245 95 580 4851 ou + 245 96 663 3162, E-mail : [email protected]

Bissau,  Octobre 2020

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